Au contact de Paris pendant la majeure partie de la rencontre, les Rouge et Noir se sont finalement inclinés lors de cette 19e journée de Lidl Starligue (24-31). Dans une enceinte de Carpentier chauffée à blanc pour cette soirée spéciale mêlant hand masculin et féminin, les hommes de Rastko Stefanovic n’ont pas démérité.

 

Ils ont été au rendez-vous et, quasiment jusqu’au bout de cette confrontation face à Paris, les Ivryens ont proposé un match de grande qualité. Malheureusement, les visiteurs du soir ont été un tout petit peu plus forts. « C’est vrai qu’ils ont été un petit cran au dessus, mais je pense aussi que l’on aurait pu faire mieux que ça » analysait Mathieu Bataille à la fin de la rencontre. « On a souvent l’impression que c’est possible car ils ont 3/4 buts d’avance une bonne partie de la seconde période et qu’on revient. Mais c’est frustrant car on fait des erreurs que l’on ne doit pas faire. Parfois ce sont quelques centimètres au contre, des mecs que l’on touche, des tirs à eux qui rentrent un peu avec de la réussite. On aurait pu défendre un peu mieux que ça aussi et aider plus nos gardiens. Franchement je pense que l’on peut avoir des regrets car ce n’était pas le Paris des grands jours. »

Surtout, on a vu une formation rouge et noire tout de suite dans la rencontre et prenant les affaires en main (2-1 à la 3’) avant que la partie ne trouve son rythme. De part et d’autre du terrain, on se rendait coup pour coup (6-6 à la 10’). On voyait ainsi Micke Brasseleur (5 unités), Morten Vium (4 buts) ou encore Mathieu Bataille animer l’attaque maison et tout le collectif se donner en défense. Les hommes de Rastko Stefanovic allaient alors créer une première brèche (8-6 à la 13’ puis 10-8 à la 17’). Le PSG du gros bras Nedim Remili (8 unités) revenait à la charge (10-10 à la 18’). Les deux équipes se tenaient en respect jusqu’à ce que les visiteurs fassent un petit écart avant la pause (15-18 à la 30’).

En début de second acte, l’équilibre restait le même. Youssef Ben Ali et Micke Brasseleur faisaient le job. Tout comme Fabien Ruiz Margaria qui saisissait bien sa chance (18-20 à la 36’), lui qui est plus concerné par les taches défensives. Bousculés, les champions en titre pouvaient néanmoins compter sur leurs individualités, Remili, Hansen et Gensheimer en tête pour creuser un nouvel écart (19-24 à la 44’). Mais l’USI ne se laissait pas faire et allait continuer de donner le change jusqu’à être trés menaçante (24-27 à la 54’ avec balle à suivre). Las dans le final, Paris était plus efficace et l’emportait (24-31). Mahamadou Keïta de conclure : « Je pense que l’on a fait 45 bonnes minutes dans cette rencontre et après la différence s’est vue entre nos deux équipes. On a été moins bons en attaque sur la fin, on n’arrivait plus à marquer. Et eux ont bien mis en place leurs systèmes à ce moment-là. Mais il n’y a pas que du négatif à tirer de ce match. On a fait une super première période. On a accroché le PSG, c’est ce qu’il faut retenir. Mais ils ont su profiter de nos moindres failles. Ce qu’il faut retenir aussi c’est que l’on a mis beaucoup de cœur, on a défendu les valeurs ivryennes. Le petit clin d’œil pour moi ce soir était d’affronter mon frère évidemment. C’est un sacré rêve que l’on vient de vivre ensemble ! Il a gagné celle-ci mais la prochaine sera pour moi ! »