Autrice d’un match de haute tenue et solide dans la tête, la formation ivryenne a fait flancher Cesson-Rennes ce jeudi soir (29-31) et a retrouvé le goût si doux de la victoire. Les Rouge et Noir peuvent entretenir l’espoir du maintien.

Avec des attitudes pugnaces, un caractère bien trempé et une détermination sans faille, l’US Ivry a été récompensée de ses progrès significatifs depuis la trêve en prenant le meilleur sur Cesson-Rennes, jeudi soir. Après l’incendie qui a dévasté une partie du toit de Delaune en début de semaine, le collectif rouge et noir a offert, avec ce succès, un peu de baume au cœur à tout un club et ses supporters. En enregistrant ce deuxième succès de la saison, la formation val-de-marnaise revient à cinq points de son adversaire, premier non-relégable. « L’équipe a fait un super match et tout le monde a apporté sa pierre à l’édifice. À chaque fois les rotations ont été intéressantes. On a su garder notre sang-froid et réussir à lâcher les chevaux sur le final pour gagner. Si cela fait vraiment plaisir de retrouver le succès, le chemin est encore long pour potentiellement se maintenir. Une victoire, c’est bien, mais on doit désormais enclencher une série », soulignait l’indispensable Aymeric Zaepfel, dont le retour de blessure fait un bien fou à l’ensemble.

Dès les prémices, la formation ivryenne a ainsi sorti les muscles et montré sa volonté de sortir de l’ornière. Ainsi, par une solidité de premier plan, un Aymeric Zaepfel altruiste et une base arrière percutante, à l’instar du duo Schröder-Almeida, la formation rouge et noire a mené sa barque avec maîtrise (1-3 à la 6′ puis 6-7 à la 15′). Un engagement à toute épreuve, récompensé par un jeu de transition huilé, où Mathis Beauchef glissait quelques pépites (7-10 à la 21′) et surtout une défense de fer (10-14 à la 30′) offraient des garanties solides. Tous les signaux étaient au vert chez les visiteurs, qui affichaient l’un de leurs meilleurs visages de la saison, pour ainsi forcer le passage (15-21 à la 40′).

Alors que la troupe de Didier Dinart était lancée pleine balle vers ce premier succès à l’extérieur, elle se trouvait rattrapée par un brin de nervosité… et mise face à ses propres responsabilités au moment où les Cessonnais se sublimaient (24-24 à la 49e). Toutefois, il en fallait plus pour saper le moral des Ivryens qui, malmenés dans le money-time, sortaient l’artillerie lourde pour assommer définitivement les locaux au gré de deux dernières réalisations d’Arnau Garcia dans la dernière minute de jeu (29-28 à la 58′ puis 29-31 à la 59′). La joie était à la hauteur de leur prestation, magnifique de cœur et de courage. « Notre défense 1-5 a mis à mal l’adversaire et on a su être solides dans les têtes sur la fin. Même quand Cesson-Rennes est revenu, on ne s’est pas affolé. Au regard du contexte, c’est une victoire qui fait beaucoup de bien et nous donne beaucoup d’espoir avant le derby contre Créteil. On sait que ce sera difficile, mais on affiche à chaque sortie un contenu toujours un peu mieux, on peut y croire et on se donne les moyens d’y croire », se félicitait Arnau Garcia.

Avec ce succès qui conclut une semaine difficile, l’US Ivry a réchauffé les cœurs de ses fidèles et s’est relancée dans la course au maintien. Place désormais au derby.

La fiche

Cesson-Rennes – Ivry : 29-31 (10-14)

Cesson-Rennes : Sunjic (8 arrêts) ; Baran (2 buts), Cardinal (2), Causse (4), Dentz (2), Guillo (1), Labigang (1), Molinie (6), Mosindi (3), Oppedisano (4 pen), Salou (1), Tuzolana (3).

Ivry : Bernard (12 arrêts dt 1 pen) ; Almeida Duquezne (7), Beauchef (6), Garcia Barcelo (3), Kirtz (1), Longerinas (4), Schröder (4 dt 3 pen), Strupstad (1), Zaepfel (5)