Engagés ce week-end dans le dernier carré du Challenge Falcony, les – 18 ans du club se sont imposés au bout du suspense. Pour leurs 3e saisons de suite en finale, ils décrochent leur 2e titre. Fou !

 

La fête a été belle. Et ce, même si les minots de l’USI ont du prendre le train assez vite pour rentrer en Ile-de-France après leur triomphe. Dans leur sillage, la joie et les rires ont été partagés par un maximum de monde. Car c’est une nouvelle performance de très haut niveau que viennent d’accomplir les hommes de Thierry Tayan. Après une saison quasi sans faute (seulement 3 défaites), les jeunes Rouge et Noir se sont sortis bravement des finalités à domicile (8e et quart) ouvrant le chemin au Final Four du Challenge Falcony.

À Guilherand Granges (à côté de Valence, en Ardèche), dans le dernier carré, les joueurs des bords de Seine étaient donc confrontés en demi-finale à Besançon. « On a fait une super entame en passant un 7-0 » détaille le coach Thierry Tayan. « On a su d’entrée s’appuyer sur nos joueurs d’expérience. On était bien dans le match mais cela jouait pas mal aussi en face. On savait que l’on serait les favoris, l’équipe à battre. Et quand on a fait tourner, avec les plus jeunes, on a peut-être été moins performants. » Si bien que les adversaires, dans le second acte, on repris du poil de la bête au point de passer devant. « On a remis le coup d’accélérateur nécessaire et on a fini fort (33-28, ndlr). » Pour s’offrir une nouvelle finale face au voisin, Créteil, qui s’était débarrassé de Paris Galaxy (25-23).

Un match particulièrement attendu comme l’explique le technicien : « C’était un derby pour un titre, on savait que ça serait accroché jusqu’au bout. » Et la promesse a été tenue dans cette partie puisqu'à la fin du temps réglementaire, les deux équipes étaient dos à dos (30-30). Régulièrement devant (16-14 à la 30’ ou 20-17 à la 37’), les Rouge et Noir s’étaient faits doubler à l’approche du money-time (26-28 à la 55’), avant de renverser la vapeur (30-29 à la 59’). Les penalties seraient donc les juges de paix, comme il y a 2 ans, déjà face à Créteil. Cette fois, le sort a été avec les pensionnaires de Delaune (34-32). « Il n’y avait pas d’angoisse par rapport à cela » poursuit Thierry Tayan. « On s’était préparé à tout et on a su gérer cette issue comme il fallait. On s’est imposé et c’est le principal. C’est une belle récompense pour ces joueurs et ces 3 générations qui viennent de passer. 3 finales en 3 ans avec 2 titres, c’est vraiment génial pour le club. Il y a un très gros travail de formation effectué en amont et qui se poursuit ensuite. De mon côté, j’ai la chance d’avoir beaucoup de soutien avec Lionel Bardou et David Degouy par exemple, mais aussi Daniel Hager et tous les autres coachs des catégories inférieures. Cela présage de très belles années dans les catégories supérieures. »