Pour clore en beauté son exercice à domicile, Delaune ne pouvait pas rêver mieux qu’une victoire pleine de poigne de ses Rouge et Noir face à Toulouse, au terme d’un match haletant (32-28).

 

Ce mercredi, ce fut un match comme les aime avec de l’intensité, du suspense et surtout un final à couper le souffle en faveur des protégés de Rastko Stefanovic, qui ont engrangé leur 9e succès de la saison. Et ce n’était que justice tant les Val-de-Marnais ont mis beaucoup de cœur à l’ouvrage tout au long du match pour faire oublier le couac dunkerquois.

Cette ultime sortie à domicile sonnait la fin de l’aventure ivryenne pour trois des protagonistes : Cauwenberghs, Stankovic et Del Arco. Empruntés dans un premier temps, les Rouge et Noir peinaient à donner leur pleine mesure, si bien que le Fenix plaçait un 3-0 d’entrée de jeu (3’). Mais petit à petit, sous l’impulsion de deux éclairs Mahamadou Keita, les locaux trouvaient leur rythme de croisière. Les premières parades de Chapon commençaient à mettre en ébullition le public de Delaune qui, après avoir assisté au passage de témoin entre Marc-Olivier Albertini et le néo-président de l’USI François Lequeux, observait la montée en puissance de son équipe (7-8, 15’). Pour ses adieux au public francilien, Del Arco rayonnait et au gré de deux impulsions consécutives offrait pour la première l’avantage aux siens (13-12, 25’). Perdant peu à peu le contrôle de leurs nerfs, les visiteurs, qui jouaient gros dans l’optique de l’Europe, avançaient à un rythme nettement moins endiablé que les hôtes (16-14, 30’).
Au retour des vestiaires, la machine francilienne continuait de tirer sur les mêmes leviers efficaces, à savoir une défense pugnace et un jeu de transition rodé pour mener à bien sa mission. Deux jets de sept mètres de Morten Vium Troelson ponctuaient leur beau travail d’ensemble (20-18, 36’). Si le futur Tremblaysien Sevaljevic permettait à Toulouse de résister, la vista de Vasja Furlan tantôt passeur, tantôt buteur était bénéfique afin de garder le cap (25-22, 45’). Entré en jeu au relais de son capitaine, multipliant les arrêts à six mètres, Rémy Gervelas donnait le tournis aux Toulousains, sauf que les Val-de-Marnais au prix de plusieurs infériorités numériques lâchaient du lest (25-25, 51’). Mais il en fallait plus pour ébranler le mental des Rouge et Noir qui accéléraient la cadence pour s’offrir un +3 (29-26, 56’), faisant définitivement abdiquer le Fenix.

 Reste désormais à conclure la semaine prochaine du côté du quatrième Saint-Raphaël.