De leur déplacement à Cesson, les Rouge et Noir n’ont pas réussi à ramener les points de la victoire (26-23). La frustration prédomine toujours dans les rangs val-de-marnais.

 

On le savait, une victoire en Bretagne aurait fait un réel bien aux têtes et au classement. Malheureusement, lors de ce déplacement à Cesson, les hommes de Sébastien Quintallet n’ont pas réussi à aligner leurs meilleures performances afin de prendre le dessus sur leurs hôtes. Ces derniers démarraient ainsi le mieux la rencontre et prenaient le leadership au tableau d’affichage (5-3 à la 9’) grâce à l’impact de l’arrière droit Michal Szyba (3 buts sur cette entame). Piqués au vif, les visiteurs allaient se relancer via Michal Kopco (4 unités sur le match), Yosdany Rios (6 buts au total) ou encore Morten Vium (4 réalisations). Mieux en défense, plus précis en attaque, les Franciliens revenaient donc à hauteur (8-8 à la 16’). On se disait alors qu’il y avait un vrai quelque chose à jouer. Pourtant Acquevillo et cie ne baissaient pas les bras et allaient rallier la pause en tête (16-13 à la 30’).

À la reprise, Cesson allait garder le cap en continuant de poser son jeu, sans folie (18-15 à la 40’). L’USI restait dans le coup mais manquait plusieurs occasions de revenir. Ici avec une perte de balle, là sur un tir pas évident. Du coup le temps filait. Pourtant les hommes de Christian Gaudin voyaient leurs visiteurs revenir à -2 (22-20 à la 55’) puis -1 (23-22 à la 58’). Dans l’emballage final, Cesson gérait néanmoins mieux et empochait la mise. Dur pour les Ivryens. « Il y a beaucoup de frustration au sortir de ce match » confesse Rémy Gervelas, le portier maison qui n’a pas démérité avec ses 8 arrêts à 47 %. « Comme depuis Pontault, c’est comme si on se tirait une balle dans le pied quand on joue comme ça. On n’arrive pas à tenir le score et on se retrouve à courir après notre adversaire tout le match, alors qu’on a les ballons pour être dans le coup voire pour renverser le match. Alors, certes, on ne joue pas si mal que cela, il y a des bonnes choses, mais ça ne suffit pas. On ne fait pas assez d’arrêts derrière, on ne prend pas que des bons tirs, on perd des balles et au final on ne gagne pas. Je pense qu’il faut que l’on se remette en cause et que chacun sache quel est son rôle dans l’équipe pour que l’on arrive à mieux avancer. Savoir ce que l’on sait faire et le faire bien.  On doit encore progresser individuellement et collectivement pour remporter des matchs. On va essayer de le faire ce week-end en Coupe de la Ligue. On va jouer contre Nice, qui évolue en Proligue, mais ça ne sera pas facile du tout. Quand tu es dans une période de doute comme en ce moment – car on doute -, chaque rencontre est difficile. Si on arrive à jouer plus de 50 bonnes minutes, on peut espérer gagner en gérant nos temps faibles en prenant peu de buts. Il faut que l’on trouve notre routine de jeu et de victoire… »